La chambre du bébé : une équation insoluble

L’arrivée d’un bébé et l’aménagement intérieur : une équation ardue. Voyez plutôt.

Nous quittons un appartement T2 pour nous installer dans une maison à 3 niveaux. T2 + bb, l’équation est facile à résoudre. Deux pièces sont disponibles ; bébé investit la première et nous la seconde. L’opération est tellement déconcertante de facilité qu’elle pourrait être résolue par bébé lui-même. Nous ne lui laisserons pas ce loisir. Nous avons choisi la difficulté. Nous emménageons dans une maison à trois niveaux. Comprenant la cuisine, le salon et la salle à manger, le rez-de-chaussée (ou premier niveau) est hors course. Le second niveau compte une chambre, le troisième niveau également. Comment départager les deux chambres ? Qui dormira au second niveau, qui au troisième ? Sachant que les deux inconnues sont de toute manière reliées par un escalier d’une raideur à faire pâlir un garde-suisse. Que le bébé se trouve dans une chambre ou l’autre, il faudra bien l’emprunter en pleine nuit, cet escalier. Où installer le bébé ?

La tête entre les mains, je sentais la solution de la diabolique équation s’esquisser – la valeur de X (la chambre du second niveau) étant renforcée par la proximité de la salle de bains. Quand la maman de bébé laissa là toute considération scientifique et s’en remit au sentiment ultime du parent, sa volonté première : la survie. « Et si un voleur entre. Ça me rassure de savoir qu’il tombe d’abord sur nous ». Et Y (la chambre du troisième) mit X (la chambre du deuxième) au tapis, K.O. Le bébé dormira au dernier niveau. Installés au niveau inférieur, nous, les parents, ferons barrage à l’indésirable. Comment X eut-il pu opposer résistance ? Le registre scientifique ne compte plus, nous entrons dans le règne animal. C’est lui qui emporte la décision et impose Y (la chambre du bébé au troisième niveau). Notre maison devient terrier. Blotti au fond, le petit profite de la chaleur et jouit d’une sécurité absolue. Allongés devant le boyau d’entrée, les parents veillent à tour de rôle. L’esprit de la tanière l’emporte sur la logique mathématique.

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