Pourquoi les papas roulent (un peu trop) vite

Quand j’étais petit, je ne saisissais pas grand-chose. A vrai dire, je ne comprenais rien. En voiture par exemple. La vitesse ne me dérangeait pas. Simplement, je ne comprenais pas pourquoi nous doublions sans cesse les autres… et jamais l’inverse. Et puis, j’ai grandi et compris : on n’avait pas encore inventé le radar automatique.

Grandir, ça n’autorise pas seulement à comprendre, ça permet aussi de conduire. Une fois le permis de conduire en poche, à mon tour, je me laissais parfois aller à la griserie de la vitesse, bien entendu, mais sans en rajouter. Rouler à 180 km/h, c’était passé de mode, so 1975. Chauffeur davantage que pilote, j’étais heureux : mes pneus allaient s’user moins vite. Et si un jour, j’avais charge d’âmes, je ne sacrifierai pas la vie de mes bambins sur l’autel de la vitesse. La réflexion typique du mec qui vend la peau de papa avant de l’avoir vêtue.

Me voilà papa. En voiture, les premiers mois m’impressionnent. Ce petit bout n’a rien demandé à personne et voilà que je le confronte au pire danger : la route. Je suis devenu celui que les passagers exècrent et traitent quand le feu est vert au loin et qui, au lieu d’accélérer, freine. J’en ai fait des frustrés-verts-dégoûtés de voir le feu vert passé à l’orange puis au rouge. J’avais les boules.

Les premiers mois passent et Voilabébé grandit. De nouveau-né, il  passe nourrisson. La différence ? Nouveau-né, tu pleures quand tu as faim. Nourrisson, tu pleures sans fin. On croit le nouveau-né faible et le nourrisson aguerri ? C’est l’inverse : une vraie chochotte le nourrisson, le moindre désagrément le fait fondre en larmes. Et la voiture concentre absolument toutes les causes de chialerie d’un nourrisson : la faim, la fatigue, la camisole de force, le soleil qui tape sur l’oeil droit. Et Voilabébé de pleurer en voiture.

Une invention pratique la voiture, ça permet d’aller vite. Ca pose un seul léger problème jamais résolu : quand tu conduis, tu ne peux pas sortir. Vissé au siège, tu es condamné. Condamné à supporter les pleurs 140 km durant. La radio, tu oublies (à cause des pleurs), alors tu penses. Et rapidement te vient la réflexion suivante : si je roule à 140 km/h, dans 1 heure pile, mon calvaire est terminé. 1 heure ! Pile ! Tentation ! Tu n’es pas maso, le choix est vite pesé : tu exerces une légère pression du pied droit. Légère, on a dit.

Papa à mon tour, j’ai compris pourquoi mon père lui aussi roulait (un peu trop) vite. L’absence du radar automatique n’a rien à voir là-dedans. Le pleur automatique est tellement plus efficace.

(Je ne parle pas des mamans, n’y voyez aucun machisme : je suis un papa au volant, ma maigre expérience s’arrête là !)

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Aimer, dormir et jouer

J’ai beaucoup aimé la nouvelle
vidéo de Pampers.

Aimer. Dormir. Jouer. Un patchwork de mots picorés par-ci par-là qui, collés ensemble, donnent la vie de bébé. Voilà le nouveau slogan de Pampers. Nos bébés sont tous différents. Certains ont le sourire édenté, d’autres rigolent mangeant et bavant. Les uns ne s’endorment que dans les bras de leurs parents, les autres recroquevillés, la tête fourrée dans nounours.
Tous différents mais tous réclament la même chose : être aimé, dormir et jouer.

Pour l’illustrer, Pampers a justement choisi le patchwork : des scènes de vie de bébés picorées par-ci par-là sur YouTube qui collées ensemble, croquent avec tendresse la vie de bébé : aimer, dormir, jouer !!

Le nouveau slogan et la vidéo ont été présentés à Voilapapa par la marque.