La fin de la grossesse vue par le papa

Le magazine Parole de Mamans m’a proposé de fouiller la tête du papa durant les 9 mois de grossesse !

Après avoir partagé avec vous les 4 premiers mois de grossesse, puis les mois 5, 6 et 7, voici le grand final, ces deux derniers mois, l’heure du lever de rideau !

8ème mois

Tout devient possible. Bébé peut venir, il est prêt paraît-il. Sommes-nous prêts ? Rien n’est moins sûr. Les mots prennent un sens. « Je vais devenir papa, je vais devenir papa ». Dans quelques jours, peut-être demain. Et voilà que bébé n’arrive pas. Nous éprouvons toutes les méthodes : les pavés, le lavage des vitres, la piscine et le reste. Rien n’y fait. Ces méthodes me rappellent l’horoscope. On y croit seulement quand elles marchent. Cette fois, elles n’ont pas marché. Et bébé ne vient pas. Il ne veut pas être Cancer. Il sera Lion.

9ème mois

Cette fois, c’est certain, nous venons de franchir la dernière porte. En ski, c’est l’heure du schuss, en athlétisme, celle du sprint. La dernière ligne droite de la grossesse est tout à fait différente. Les huit premiers mois ont avancé à grandes enjambées, et voilà que les ultimes semaines progressent à petites foulées, elles marquent le pas. Lors du dernier mois, le temps est suspendu. Nous étions dans l’attente, fébriles dès le huitième mois. Et puis nous avons compris. Bébé pointera le bout de son nez en temps voulu, pas avant. Rien ne sert d’attendre, il viendra, c’est sûr. C’est le paradoxe : la naissance n’a jamais été proche et voilà que maman reprend ses activités, sort à nouveau, repeint un appartement. Elle est moins fatiguée, elle profite. Bébé viendra. Lui aussi, il profite, donne des coups de pieds. Nous sommes bien bébé, tu peux venir. Quand tu veux. Nous avons confiance en toi.

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Parler aux enfants sans tabous, c’est possible ! Entretien avec Sophie Forte

Sur les planches au théâtre Rive Gauche à Paris jusqu’au 30 décembre (mercredi et samedi à 14h et 14h30), Sophie Forte chante et s’amuse avec les enfants. En filigrane, elle aborde des sujets graves… tout en douceur. Entretien.

Voilapapa : Parmi vos titres de chansons, lequel vous définit le mieux ?

Sophie ForteVivons vite !

V. : Vous faisiez rire les adultes chez Fabrice, Laurent Ruquier, Christine Bravo. Vous abordez désormais des sujets profonds avec les enfants. Que s’est-il passé ? Vous avez voulu renverser la table ?

Sophie Forte : je n’ai pas cherché à faire quoi que ce soit. J’ai commencé à écrire pour les enfants… et j’ai été dépassée ! Sur la route avec mon groupe, je chantais pour les adultes. Je leur ai fait lire mes textes pour enfants. Ils m’ont dit que c’était chouette, voilà comment tout a commencé. Comme mes trois enfants, ce n’était pas prévu au programme !

V. : vous pensez que les enfants ne sont pas suffisamment pris au sérieux ?

Sophie Forte : On les prend au sérieux mais je pense qu’on se restreint trop. Tous les sujets sont tout à fait abordables de façon simple, à condition de se mettre en place. Pour autant, j’ai conscience d’appartenir à un milieu privilégié où l’enfant est respecté, peut fréquenter de bonnes écoles… Ailleurs, d’autres enfants sont malheureusement maltraités, les parents n’ont pas su gérer. Emmener les enfants au spectacle, c’est par exemple une démarche qui montre qu’on les respecte.

V. : Ceci signifie que votre spectacle et vos chansons sont également destinés à aider ces enfants ?

Sophie Forte : le spectacle peut aider les enfants et leurs parents à parler ensemble. Beaucoup de sujets sont dédramatisés. Des enfants viennent me voir pour me dire que la chanson sur le divorce, ou celle de l’homosexualité, ont permis de réduire une distance.

Sophie Forte au Théâtre Rive Gauche jusqu'au 30 décembre

Sophie Forte au Théâtre Rive Gauche jusqu’au 30 décembre

V. : Ces derniers jours, plusieurs parents blogueurs (C’est quoi ce bruit, Je suis papa) ont d’ailleurs aborder le sujet du mensonge. Toute vérité est-elle bonne à dire ?

Sophie Forte : Pour tout dire à un enfant, il faut être très psychologue, voir si on est capable de dire les vérités d’un bloc. Mes chansons peuvent permettre de faire passer les choses en douceur.

Dans la chanson J’y crois, l’enfant déclare croire à tout. Aux lutins, au père Noël bien qu’il ressemble beaucoup à papi, etc. Dans le fond, il n’y croit pas tout à fait… mais il veut faire plaisir à ses parents ! Vis-à-vis du père Noël, tout le monde est complice ! Le père Noël fait partie de l’excitation générale, c’est onirique. Alors que dans le cas de certains sujets sensibles, le mensonge peut être vraiment horrible et briser le lien de confiance entre l’enfant et ses parents.

V. : « Chou Fleur », votre nouveau spectacle, est sur scène au théâtre Rive Gauche. Un cabaret pour les enfants mais pas que… l’expression vous convient ?

Sophie Forte : Quand j’entends cabaret, je pense à une succession de numéros déclinés par divers artistes. « Chou Fleur » est plutôt une histoire en mots et en chansons, une comédie musicale. C’est l’histoire d’un personnage qui veut se faire accepter. On touche à un vrai questionnement de l’enfant : il ne veut pas être exclu, se bat pour faire partie du groupe. Il a envie d’être aimé, accepté. Au cours de son histoire, de nombreux sujets le touchent. C’est l’histoire d’une tentative d’intégration. Il y a toujours des petits messages dissimulés mais je ne suis pas Françoise Dolto, c’est clownesque ! J’adore, ça m’amuse beaucoup ! j’adore faire rire mais pas seulement. Il y a également des moments tendres qui provoquent des émotions.

V. : Les émotions sont différentes selon que vous jouez pour les adultes ou les enfants ?

Sophie Forte : L’enfant s’exprime, il danse. La réactivité est immédiate ! Et alors, les parents se lâchent, se détendent. C’est une osmose entre tous les âges, c’est chouette. Et puis, ils ne rient pas toujours aux mêmes moments. Les adultes sourient davantage quand ils captent le second degré quand les enfants hurlent de rire devant un gros gag. C’est drôle !

V. : Souhaiteriez-vous aborder d’autres sujets dans l’avenir à travers vos chansons et vos spectacles ?

Sophie Forte : Je prépare un nouvel album qui traite de nouveaux sujets : le handicap, le déménagement, le départ de grand-père en maison de retraite… L’enfant n’aime pas qu’on perturbe ses habitudes, il a besoin de ses repères. A l’âge de 10 ans, ma fille vit par exemple des amitiés qui se déchirent. Un chagrin d’ami, c’est dur.

Pour trouver de nouvelles idées, c’est tout simple. Je regarde mes enfants, ce qui les préoccupe… et les thèmes arrivent de manière toute naturelle.

V. : Une dernière question… Vous tournez vos clips avec des ribambelles d’enfants. Les tournages doivent être marrants ?

SF : Oh oui ! Pour le clip Mon P’tit Frère, on a tourné avec les copains de mes enfants avec les moyens du bord. Dans leur école, dans mon appart’. Des souvenirs merveilleux !

V. : Merci pour cet entretien. De la bonne humeur et de la profondeur, c’est tout Sophie Forte !

Courrez l’applaudir au théâtre Rives Gauches à Paris… Plus qu’une semaine !

Et découvre son enivrant nouvel album rempli de chansons d’enfance : Un petit poisson !