En 2013, mettez le bonheur en scène !

Tous mes voeux de bonheur !! Je vous souhaite vraiment tout le bonheur du monde.

Et puis je me regarde. Bon, du bonheur, je le souhaite aux autres, à vous qui m’en apportez tant. Mais moi ? Je veux le bonheur, c’est certain. La puanteur sombre du malheur, beurk, non merci. Alors comment faire ? Le bonheur tombe-t-il du ciel ? Rien n’est moins sûr. Le bonheur, ça se conquiert, s’arrache avec les dents ? Pas certain non plus.

Alors comment on fait ? J’ai regardé autour du moi et dans mes souvenirs à la recherche d’un petit indice, d’un premier aiguillon pour me lancer dans la bonne direction, celle du bonheur. Mon regard a croisé celui de Voilabébé, son sourire plutôt. Et je me suis rappelé ce que disaient les gens face à Voilabébé, éternellement souriant : « il est heureux de vivre celui-là ! » Voilà qui me fait palper le bonheur de près. Début de piste.

Voilabébé semble tellement « heureux de vivre » que Voilamaman et moi sommes les premiers surpris. Il nous arrive certainement de respirer le bonheur de vivre, mais bon, je marche la plupart du temps en regardant mes pieds, pas en souriant de manière béate. Et Voilabébé de sourire, lui, sans arrêt. Voilabébé regarde ses parents, il sourit. Voilabébé croise un inconnu, il sourit. Voilabébé regarde la cage d’escalier, il sourit. Voilabébé contemple la neige tomber, il sourit (ne vous en faites pas : Voilabébé a mal aux dents, il pleure. Voilabébé a faim, il pleure. Voilabébé ne dort pas la nuit, il pleure).

Mais comment-fait-il ? Nul doute que Voilabébé soit très heureux de découvrir le monde et que la perspective d’aller faire ses courses un jour au Carrefour Market du coin le réjouit au plus haut point. Mais bon, il doit bien y avoir autre chose. Une question de caractère (Tu es chanceux Voilabébé. J’aimerais avoir ce caractère). C’est certainement vrai en partie. Un caractère est-il pour autant aussi affirmé à un âge aussi jeune ? Alors quoi d’autre ? Je vais paraître très présomptueux. Je pense que, pour partie, son côté « heureux de vivre », Voilabébé le doit aussi à ses parents. Le hic, c’est qu’ils n’ont pas fait exprès. Seulement, voir à quel point une situation peut être tournée de façon malheureuse ou heureuse, c’est quelque chose d’incroyable. Et ça marche ! (en tout cas avec Voilabébé).

Cas d’école : Voilabébé allongé sur la table à langer, les doigts coincés dans la manche du pull que Voilapapa le maladroit n’a pas réussi à retirer en un mouvement. Je peux compter jusqu’à 10, je sais qu’à 4, 5 maxi, Voilabébé pleure. A moins de… A moins de se ruer sur Voilabébé, les dents déployées et le sourire vissé aux oreilles en mode The Mask. Paf, fou rire.

Un papa souriant

C’est le phénomène La Vie est belle. Déporté avec son fils, Roberto Benigni fait croire au petit garçon que c’est un jeu, que c’est drôle, que les gens paieraient pour prendre leur place. Que la vie est belle. Je trouve cette attitude extraordinaire. C’est un mensonge ? Et alors ? Si ce mensonge est la condition d’une belle vie, je veux mentir. Cela revient à vivre dans l’illusion ? Non, cela revient à donner envie de vivre. Il ne s’agit d’ailleurs pas de mentir purement et simplement mais bien de mettre en scène la réalité. Donner envie, voilà la recette du bonheur !

Père de famille : la vie est belle

Alors, bien entendu, comme tout, ma petite théorie a ses limites. La maladie ne se décrète pas, les bonnes conditions au travail non plus, certains drames sont inévitables quelle que soit la nature de nos envies. Et je ne n’échappe pas à ces situations. Disons que cela marche au moins pour les petits enfants qui ont la chance d’être en bonne santé et de profiter de bonnes conditions de vie.

C’est d’ailleurs le procédé marketing par excellence : donner envie en faisant croire au bonheur. Volkswagen l’a bien compris en soutenant la théorie du fun. Vous n’avez pas envie de monter l’escalier ? Vous préférez l’escalator ? Hé bien, nous allons vous donner envie de prendre l’escalier. Grâce au fun ! Ce n’est plus un escalier à monter, c’est un piano sur lequel jouer. Et ça marche, la majorité des utilisateurs empruntent désormais l’escalier.

Merci Voilabébé de me montrer le chemin du bonheur !

Je vous souhaite encore une fois une très belle année 2013, remplie de bonheur… et d’envie !

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Un moyen infaillible pour rassurer futur papa

Déménager.

Hier soir, je rentre à la maison, navigue entre les cartons, ne sais plus où donner de la tête. Jusqu’à l’instant où mon regard se fixe, vacille, et mes lèvres tremblent. « Les affaires du bébé ». C’est écrit sur ce carton, le petit au-dessus de la pile, 50x30x30 cm au maximum. Le bébé est bien au chaud dans le ventre de sa maman mais son carton est prêt, lui, pas de problème.

Toutes les affaires du bébé tiennent en une petite boîte. Quelques bodies (mot hors de mon vocabulaire avant 2012), une paire de chaussons et une boîte à musique. Et ce 50x30x30 cm me rassure et m’apaise. Respire, tout est sous contrôle. Plus tard, tu t’échineras à ranger la poussette sous la cage d’escalier, tu feras couler le bain et ramperas sous le tapis de la crèche à la recherche du doudou perdu. Oui, plus tard. Aujourd’hui, respire. Tout tient en 50x30x30 cm. Le carton est bien fermé, rien ne déborde. Jusqu’ici, tout va bien.